La Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS soutient l’allocation pour perte de gain en cas de maternité et la naturalisation facilitée

La Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS soutient le projet de modification de la loi sur les allocations pour perte de gain en cas de maternité ou de service, de même que la révision du droit de la naturalisation. Le Conseil de la FEPS a préparé une argumentation en vue de la votation du 26 septembre.

L’obligation constitutionnelle d’instituer une assurance maternité est déjà vieille de soixante ans. En 1999, le peuple suisse a accepté la révision partielle de la constitution fédérale, qui oblige les autorités à créer cette assurance.

Le projet de révision de la loi sur les allocations pour perte de gain soumis au peuple le 26 septembre est la traduction concrète de la volonté populaire d’introduire un congé payé pour maternité, comme le rappelle le Conseil de la FEPS. L’extension à la maternité du régime des allocations pour perte de gain n’occasionnera aucune ponction supplémentaire sur les salaires, ni pour les employeurs, ni pour les employés. Il s’agit moins d’introduire un nouveau système de prestations sociales que de combler une lacune législative au moyen des dispositions légales déjà en vigueur.

Ainsi que cela avait déjà été dit en 2002 dans le « Message des Églises » de la consultation œcuménique sur la politique familiale, le bien-être économique et social de la famille est de la responsabilité de tous, et l’engagement pour les familles est un investissement pour l’avenir qui met à contribution l’ensemble de la collectivité. Pour la FEPS, si les allocations pour perte de gain assurent le revenu familial pendant les quatorze semaines qui suivent la naissance de l’enfant, la famille pourra aborder sa nouvelle situation avec davantage de sérénité.

Pour une naturalisation facilitée

Facteur d’intégration, la naturalisation des étrangers domiciliés en Suisse de la deuxième ou troisième génération est un moyen de leur offrir une dignité humaine, sociale et politique. Les deux projets de révision du droit de la naturalisation concernent principalement les jeunes gens qui sont nés dans notre pays ou y ont vécu la plus grande partie de leur existence, et sont ainsi familiarisés avec les conditions propres à la Suisse, avec ses mentalités, et parlent au moins une des langues nationales. Le Conseil de la FEPS est convaincu que cette jeune génération devrait avoir part au développement de la société, avec tous les droits et les devoirs que cela implique.

La naturalisation facilitée atteste le respect dont la Suisse fait preuve pour la dignité de ses habitants d’origine étrangère.

Argumentaire «Maternité»

Argumentaire «Révision du droit de la nationalité»

Auteur: 
FEPS - Conseil