La Fédération des Églises protestantes favorable à la loi sur le partenariat

Droit à l’égalité de traitement, souci de distinguer entre les questions d’éthique et les questions de droit, sécurité juridique pour les relations stables, pas d’inconvénients occasionnés aux autres communautés de vie, renforcement de la famille : tels sont les arguments sur lesquels la Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS se fonde pour justifier son adhésion à la loi sur le partenariat. La FEPS vient de publier à ce propos une brochure de « repères éthiques ».

Pour le Conseil de la FEPS, il y a cinq raisons de voter oui à la loi sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui sera soumise au référendum populaire le 5 juin prochain :

Faire une distinction entre les questions juridiques et les questions éthiques : La votation porte sur la régularisation d’un statut et non sur la question globale de l’appréciation éthique sur l’homophilie.

Appliquer le droit à l’égalité de traitement : Le souci de l’égalité de droit est au cœur de la conception chrétienne de l’être humain et de sa dignité. L’attention et la reconnaissance réciproques et l’égalité de droit sont le fondement de tout ordre social libre et démocratique, en même temps qu’ils traduisent dans les faits l’article 8 de la Constitution fédérale qui interdit la discrimination.

Garantir une sécurité juridique aux relations stables : La loi ne sert pas seulement à donner un statut légal à une prédisposition humaine, mais aussi à consolider et à protéger des relations entre des êtres humains. La foi chrétienne accorde une importance primordiale à la réussite de la vie de l’homme en communauté, et cela pour tous les êtres humains.

Favoriser la vie en communauté : La loi soumise au référendum soutient les partenariats et améliore le statut des couples du même sexe sans défavoriser aucunement les autres modes de vie. Elle satisfait ainsi à un principe éthique important.

Renforcer le mariage et la famille : La loi sur le partenariat n’affaiblit aucunement le noyau de la communauté de vie que sont le mariage et la famille. Depuis longtemps déjà, la FEPS est résolument engagée dans de nouveaux projets visant au renforcement du mariage et de la famille.

Lors de ses précédentes prises de position (à propos de la pétition « Mêmes droits pour les couples du même sexe » en 1996, lors de la consultation en 2000 et à propos de l’avant-projet de loi en 2002), la FEPS avait déjà exprimé, arguments à l’appui, son adhésion à un règlement juridique des partenariats entre personnes du même sexe.

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