La FEPS dit oui à la taxe incitative sur le CO2

Le Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS se prononce en faveur de l’introduction la plus rapide possible de la taxe incitative sur le CO2. Protéger le climat équivaut à protéger l’être humain. C’est ce qu’il écrit dans sa réponse à la procédure de consultation.

Le Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS est très préoccupé par le retard apporté à des mesures énergiques et contraignantes de protection du climat. Le changement climatique mondial influe en effet sur l’avenir de toute la création de Dieu, qu’elle soit humaine ou non. L’atmosphère terrestre qui permet la vie est don de Dieu. Les décisions à prendre pour réduire les émissions de CO2 concernent finalement le devoir de diligence de l’être humain envers la création de Dieu, et sa responsabilité à l’égard des générations futures. C’est ce qu’écrit le Conseil de la FEPS dans sa prise de position sur la réduction des émissions de CO2.

Pour atteindre les buts de la politique climatique, le Conseil fédéral a proposé en octobre 2004 quatre variantes pour la consultation. Le Conseil de la FEPS soutient résolument l’attitude adoptée par le Conseil fédéral, pour lequel les réductions de CO2 doivent être obtenues essentiellement dans notre pays. Le Conseil de la FEPS considère toutefois comme inadmissible l’interprétation large de cette politique qui prévoit de comptabiliser jusqu’à 50 pourcent de cette réduction à l’étranger. «Dans notre pays essentiellement» veut clairement dire pour le Conseil de la FEPS ne pas s’autoriser à comptabiliser plus de dix pourcent de réduction à l’étranger.

La FEPS s’engage depuis plus de quinze ans en faveur de mesures efficaces en matière de protection du climat, en particulier au travers de la Communauté œcuménique de travail Église et environnement créée par la FEPS. En toute logique, la FEPS se prononce en faveur de l’introduction la plus rapide possible de la taxe incitative sur le CO2, conformément à la variante 1 proposée par le Conseil fédéral. Cette variante est la seule à appliquer réellement les dispositions de la loi sur le CO2 et correspond par sa méthode au devoir de diligence et de responsabilité envers les générations actuelles et futures. La variante 1 représente une chance réelle de réduire effectivement les émissions, dans le respect du principe du pollueur payeur, et elle est éthiquement défendable.

téléchargez la réponse à la consultation