Open Forum Davos 2005 : les objectifs ont été atteints

L’Open Forum Davos 2005 a été une nouvelle fois l’occasion pour les décideurs politiques et économiques et pour la société civile de s’exposer aux critiques du public et à un débat avec la population. Le succès de la rencontre, qui a attiré plus de 2300 visiteurs, dépasse les attentes de la FEPS, de PPP et du FEM, les trois organisations à l’origine de la manifestation. Une évaluation détaillée permettra de décider de son renouvellement en 2006.

Plus de 2300 personnes ont participé cette année à l’Open Forum Davos, au cours duquel se sont tenus huit débats publics en présence de spécialistes de renommée internationale. Cette plate-forme de discussion critique offerte en marge du Forum économique mondial attire un public chaque année plus nombreux. Des dirigeants politiques au niveau national ou international, des chefs d’entreprises, des responsables de grandes organisations non gouvernementales des pays du Sud et du Nord, des représentants de la Croix-Rouge et du Croissant rouge, d’Amnesty International, du réseau nigérian pour l’environnement ANEEJ, de l’Entraide protestante (EPER), des Églises ou d’autres communautés religieuses ont pris part au débat et ont répondu aux questions très critiques d’un public comprenant une part appréciable de jeunes.

« Nous avons atteint notre but premier, qui était d’organiser un débat contradictoire auquel le public puisse prendre une part active », a déclaré Thomas Wipf, président du Conseil de la FEPS à l’occasion d’une information donnée à la presse lors du dernier débat. Et de poursuivre en se félicitant « d’avoir réussi à débattre, en un dialogue ouvert avec le public, d’aspects importants de la question complexe résumée en ces termes : ‘Qu’est-ce qui fait qu’un acte économique est moral ? ». Pour Christoph Stückelberger, représentant de Pain pour le prochain et actuellement directeur de l’Institut de théologie et d’éthique de la FEPS : « De nombreuses réactions des participants montrent à quel point le dialogue direct avec les décideurs peut contribuer à leur faire prendre conscience des problèmes. Il s’agira de poursuivre la recherche de solutions concrètes après la fin de l’Open Forum. » Quant à André Schneider, directeur exécutif du FEM, il confirme que l’Open Forum, qui fait partie intégrante du programme officiel du FEM, a « réussi à établir un lien avec la population ».

À propos du but de l’Open Forum, Setri Nyomi, secrétaire général de l’Alliance réformée mondiale, a déclaré lors d’un débat : « Dans notre monde polarisé, il est absolument indispensable qu’un dialogue ait lieu. Mais le dialogue signifie aussi une écoute attentive de la voix de ceux qui souffrent. » - « Il vaut mieux se parler que se tirer dessus », a dit Mme Bärbel Wartenberg Potter, évêque de l’Église protestante d’Allemagne sous les applaudissements du public, en qualifiant l’Open Forum de plate-forme importante pour le dialogue.

De nombreux participants ont émis le vœu d’une réédition en 2006. Les organisateurs procéderont à une évaluation avant de prendre leur décision à ce sujet.