Renforcer le profil protestant en Europe – La CEPE en Assemblée générale à Budapest

La 6e Assemblée générale de la Communion d’Églises Protestantes en Europe (CEPE) – Communion ecclésiale de Leuenberg s’est ouverte solennellement mardi à Budapest. Jusqu’au 18 septembre, quelque 120 délégués de 105 Églises dialoguent sur le thème «Approfondir la communion – Le profil protestant en Europe». L’Assemblée devra aussi élire le Comité exécutif, qui à son tour désignera les trois membres du Présidium de la CEPE. L’Assemblée générale est à Budapest l’invitée des Églises réformée, luthérienne et méthodiste en Hongrie.

La CEPE constitue, sur la base de son document fondateur, la Concorde de Leuenberg de 1973, une communion d’Églises qui se reconnaissent mutuellement, s’accordent les unes aux autres la communion de chaire et d’autel et s’engagent à un témoignage et un service communs. La CEPE se comprend comme la voix du protestantisme en Europe et se caractérise par la communion de culte. Une communion dont la CEPE a constamment renforcé le contenu ces trente dernières années par des textes communs dans le domaine dogmatique.

L’évêque Wolfgang Huber, président du Conseil de l’Église Évangélique en Allemagne (EKD), a déclaré dans l’exposé principal que la pluralité du protestantisme européen ne saurait être considérée comme la manifestation d’un arbitraire. Il importe au contraire de développer cette pluralité afin qu’elle devienne l’expression de la liberté évangélique. « Et pour aller dans ce sens nous devons respecter l’obligation de cette liberté » a dit Wolfgang Huber. La pluralité n’a pas à entraîner le séparatisme et l’isolement, ni le confessionnalisme à déboucher sur l’étroitesse et l’exclusion.

Dans ce domaine, les entretiens doctrinaux sur «La forme et l’organisation des Églises protestantes dans une Europe en mutation» et «Évangéliser en protestant – perspectives pour les Églises en Europe» ont apporté des résultats clairs. L’Assemblée générale de la CEPE à Budapest a discuté de ces résultats, qui montrent que la CEPE est parvenue à densifier et approfondir son union de 105 Églises, de même qu’à renforcer la profession de foi commune, sans qu’il y ait centralisme ou uniformité liturgique. Le succès du modèle œcuménique de l’« unité dans la diversité réconciliée » est manifeste, comme en témoignent l’histoire et le développement de la CEPE elle-même, et le fait que des partenaires européens, dont la Conférence des Églises européennes (KEK), soulignent la bonne coopération dans le contexte œcuménique européen.

Dimanche sera élu à Budapest le nouveau Présidium de la CEPE. Ses trois membres sont actuellement la professeure de théologie Dr Elisabeth Parmentier (Strasbourg), présidente, et les deux vice-présidents, le président de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS), le pasteur Thomas Wipf (Berne), et le directeur du Séminaire de Théologie Réformée de Münster, le professeur Dr Michael Beintker.

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