N’importe qui peut être frappé d’invalidité

Le Conseil de la FEPS approuve le financement additionnel de l’AI. Une répartition équitable des charges est l’expression de la solidarité sociale.

N’importe qui peut être atteint par l’invalidité. Une AI efficace ne constitue pas seulement une protection, elle évite aussi que quelqu’un ne se trouve éjecté hors de la communauté sociale : les personnes souffrant d’un handicap ou de maladies chroniques sont dépendantes d’un soutien quant à leur existence matérielle. Le Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) soutient la proposition du Conseil fédéral concernant l’assainissement de l’assurance invalidité par un relèvement temporaire des taux de la taxe à la valeur ajoutée. Ce financement additionnel constitue un moyen indispensable, car la situation financière de l’AI menace l’ensemble du premier pilier.

L’incertitude de la situation économique actuelle, qui entraîne une régression de l’aide bénévole, aggrave les différences de situations matérielles. Les personnes les plus défavorisées dans la société sont donc doublement frappées. Le relèvement temporaire de la taxe à la valeur ajoutée permet une répartition équitable de la charge que représente le financement de l’AI : la TVA étant un impôt sur la consommation, toutes les classes de revenus sont sollicitées.

Chercher à n’atteindre cet objectif que grâce à des réductions d’allocations en ferait peser la charge sur le seul groupe des allocataires de l’AI tout en libérant la société dans son ensemble de son devoir de solidarité. Le relèvement temporaire de la taxe à la valeur ajoutée est l’expression de la solidarité de la société.

Le sens de la communauté ne saurait être prescrit par décret. Les allocations de l’AI offrent une garantie matérielle, mais n’assurent pas l’intégration et la participation à la vie sociale. Les personnes handicapées doivent se voir proposer des possibilités concrètes dans ce domaine. Il est donc nécessaire de prévoir des mesures de rééquilibrage.

Pour pouvoir faire face à l’avenir, l’AI devra mieux tenir compte des causes de l’invalidité. Il est indispensable de coordonner étroitement la politique sociale et la politique du marché du travail.

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