Présidence suisse du Conseil de l’Europe: Priorité aux droits de l’homme

La FEPS salue l’engagement de la présidence suisse, qui débute aujourd’hui, du Conseil de l’Europe, en faveur du renforcement de la Cour européenne des droits de l’homme.

Le Conseil de l’Europe comprend 47 États démocratiques d’Europe. Il a pour objectif de promouvoir la démocratie ainsi que la protection des droits de l’homme et l’État de droit en Europe. Chaque État membre assume à tour de rôle pour six mois la présidence du Comité des ministres, le principal organe de décision du Conseil de l’Europe. À dater d’aujourd’hui 18 novembre, c’est la Suisse qui en assume la présidence.

La Fédération des Églises protestantes de Suisse salue l’engagement de la Confédération au sein du Conseil de l’Europe. Celui-ci assume des tâches indispensables dans l’Europe multiple aux 47 États et 800 millions d’habitants. C’est ainsi, par exemple, que la Cour européenne des droits de l’homme veille en tant qu’organe du Conseil de l’Europe sur le respect de la Convention européenne des droits de l’homme dans les États membres. La FEPS salue expressément le fait que la Suisse entende attribuer une haute priorité à cette Cour par là même aux droits de l’homme durant sa présidence.

Le Conseil de l’Europe inclut également dans son travail, à travers la Conférence des ONG, les Églises et communautés religieuses. Les Églises protestantes peuvent ainsi apporter la contribution chrétienne à un consensus européen sur les valeurs. De plus, la FEPS participe au travail de la Conférence des ONG par son affiliation à la Conférence des Églises européennes KEK. La FEPS voit dans l’inclusion de la société civile un préalable important à un dialogue transparent. Elle attend de la délégation suisse qu’elle s’efforce durant sa présidence de favoriser la participation active des organisations non gouvernementales suisses.

La FEPS voue une attention particulière à l’engagement du Conseil de l’Europe en faveur du dialogue interculturel. La Suisse dispose d’une grande compétence dans ce domaine, en tant qu’État décentralisé fort d’une longue tradition d’intégration des spécificités régionales et culturelles. Les Églises protestantes ont contribué à forger cette culture du dialogue par leur principe de l’unité dans la diversité réconciliée. La FEPS encourage la délégation suisse au Conseil de l’Europe à apporter cette compétence durant sa présidence. La FEPS, à travers sa collaboratrice auprès de la KEK à Strasbourg, contribue à renforcer le rôle des religions.