FEPS: Le départ de la CMER de Genève est un signal erroné

Dans la situation œcuménique actuelle, le départ de la CMER de Genève constitue un signal erroné, pour le Conseil de la Fédération des Églises, qui souhaite assurer désormais par d’autres voies la présence des réformés au Centre œcuménique.

Le Conseil de la Fédération des Églises regrette le départ de Genève, décidé hier, du Secrétariat de la Communion mondiale d’Églises réformées CMER.

La Fédération des Églises comprend les réflexions économiques qui ont motivé ce départ. Elle est en particulier reconnaissante du grand soutien financier et organisationnel des Églises réformées sœurs en Allemagne. Dans la situation œcuménique actuelle, ce départ de Genève constitue toutefois un signal erroné.

« La Communion vit des rencontres. Grâce au Centre œcuménique, Genève possède le lieu d’échange œcuménique le plus important dans le monde », a affirmé le président de la Fédération des Églises Gottfried Locher devant l’Assemblée des délégués réunie actuellement à Berne. « La Communion mondiale risque de s’isoler. »

Le Conseil de la Fédération des Églises considère qu’il a une responsabilité particulière pour les Églises réformées. Le Conseil est donc convaincu que si le Secrétariat peut quitter Genève, il n’en va pas de même pour l’ensemble de la Communion mondiale d’Églises réformées.

« Les réformées continuent d’avoir besoin d’un accès à l’échange œcuménique à Genève. La Fédération des Églises recherche désormais, à travers son Secrétariat à Berne et les 26 Églises protestantes suisses, de nouvelles voies pour renforcer la présence des Églises réformées à Genève », a poursuivi Gottfried Locher. « Nous souhaitons que la CMER puisse revenir le plus tôt possible dans la famille ecclésiale à Genève.

La Communion mondiale d’Églises réformées CMER représente 80 millions environ de chrétiens réformés de 230 Églises dans 108 pays du monde entier.

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