« La vivacité d’esprit alliée à un grand cœur » - Départ regretté en Suisse du président des protestants d’Allemagne

Gottfried Locher, président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, regrette la démission du président du Conseil de l’Eglise protestante d’Allemagne (EKD) Nikolaus Schneider et le remercie pour une collaboration exceptionnelle. « C’est une sage décision, qui appelle le respect », souligne-t-il, M. Schneider ayant décidé de se retirer pour soutenir sa femme, souffrante.

« Nikolaus Schneider a donné de nombreuses années de sa vie à notre Eglise. Par sa personnalité, il a conféré une grande crédibilité à sa fonction. Il souhaite désormais consacrer tout son temps au cheminement conjoint avec son épouse. C’est une sage décision, qui appelle le respect. Elle prouve une fois de plus que Nikolaus Schneider allie la vivacité d’esprit à un grand cœur ».

C’est par ces mots qu’a réagi Gottfried Locher, président du Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS), à l’annonce de la démission du président du Conseil de l’Eglise protestante d’Allemagne (EKD) Nikolaus Schneider. Son épouse souffrant d’un cancer, M. Schneider démissionnera du Conseil de l’EKD et de sa présidence en novembre de cette année.

L’EKD et la FEPS entretiennent des liens d’amitié et collaborent étroitement, une collaboration encore renforcée sous la présidence de Nikolaus Schneider. En octobre 2013, les deux institutions ont organisé ensemble à Zurich un congrès international consacré à la commémoration de la Réforme. Gottfried Locher se réjouit de rappeler les mots que Nikolaus Schneider a prononcé à Zurich à propos de la Réforme : « Les femmes et les hommes d’aujourd’hui, conditionnés pour produire et pour avoir du succès, ont besoin de vibrations différentes, qui évoquent la miséricorde de Dieu. Les femmes et les hommes d’aujourd’hui, conditionnés pour imposer leurs propres avantages et intérêts, ont besoin de vibrations différentes, qui évoquent l’amour du prochain. »

Gottfried Locher ajoute : « Mon respect pour la décision de Nikolaus Schneider s’accompagne de ma vive préoccupation concernant la maladie d’Anne Schneider. Par ailleurs, je regrette cette voix protestante que l’Allemagne va perdre et qui résonnait bien au-delà des frontières nationales. Je souhaite à Anne et à Nikolaus Schneider, ainsi qu’à leur famille, de vivre une Eglise conforme à sa vocation, c’est-à-dire une communauté qui leur apporte son soutien. »