Votations du 9 février - Réactions de la FEPS

En rejetant l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée », les Suisses ont décidé que l’avortement resterait remboursé par l’assurance maladie de base, se réjouit la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), qui considère que l'avortement est une question de société. La FEPS regrette en revanche l’acceptation de l’initiative « Contre l’immigration de masse ».
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Pour la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, l’avortement n’est pas une affaire privée et elle se réjouit que 70% des Suisses partagent ce point de vue. «L’avortement relève de la responsabilité de la société dans son ensemble, c’est pourquoi nous nous réjouissons que cette intervention continue d’être remboursée par l’assurance maladie de base», résume Gottfried Locher, président du Conseil de la FEPS. Biffer cette prestation du catalogue des interventions prises en charge par l’assurance maladie de base, comme le voulait l’initiative populaire fédérale «Financer l’avortement est une affaire privée», aurait en outre introduit une regrettable différence entre riches et pauvres.

Le remboursement de l’avortement par l’assurance maladie ne suffit pas, avertit toutefois la Fédération des Eglises protestantes, qui appelle à davantage de soutien pour les femmes enceintes et les familles. La société doit faire en sorte que la grossesse ne soit pas ressentie comme une cause de détresse existentielle. C’est en ouvrant des perspectives et non en infligeant des sanctions que des avortements peuvent être évités.

Appliquer l’initiative « Contre l’immigration de masse » dans le respect des droits de l’homme

La Fédération des Eglises protestantes de Suisse regrette en revanche l’acceptation à une courte majorité de l’initiative populaire fédérale «Contre l’immigration de masse». La FEPS appelle désormais de ses vœux une application du texte qui respecte le droit international ainsi que les droits de l’homme.

La Fédération des Eglises protestantes plaide ainsi pour le maintien du regroupement familial. Les droits humains, comme celui à une vie de famille, ne peuvent pas être limités par un contingent : ces droits sont universels et indivisibles. La FEPS souhaite enfin une loi d’application compatible avec la libre circulation des personnes.